Industrie

Le numérique, clé d’une relance alliant écologie et résilience

Plan de relance industrie

« La transformation verte et la transformation numérique constituent deux défis indissociables ». L’a-t-on oublié ? C’est ce qu’affirmaient en février la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, Margrethe Vestafer, commissaire à la Concurrence et Thierry Breton, en charge du Marché intérieur.

C’était il y a sept mois – dans le monde d’avant. Bien des convictions ont été fragilisées depuis. Mais pas celle-ci. Pas celle qui retient un fait solide : les technologies numériques sont un levier essentiel du Pacte Vert européen.  La crise sanitaire a même renforcé cette conviction. Le numérique a en effet contribué à la résilience des entreprises et des infrastructures grâce au télétravail, à la dématérialisation de nombreuses procédures ou à la réalisation de certaines opérations de maintenance industrielles à distance.

En France, le plan de relance oriente l’économie dans la même perspective, et je m’en réjouis. En particulier, ce plan ouvre un nouveau chapitre à la rénovation énergétique, à la décarbonation de l’industrie et à la digitalisation des PME, au service de leur compétitivité et de leur résilience. Ce sont des sujets de fond, des sujets d’avenir.

Sur ces trois axes clés, Schneider Electric s’engage avec tous les professionnels et tous les métiers de l’industrie et du bâtiment afin de transformer l’essai sur le terrain, en associant l’ensemble des parties prenantes.

30 % d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le bâtiment grâce au numérique

Les objectifs et moyens ambitieux consacrés à la rénovation du parc tertiaire public de l’État et des Collectivités me semblent mériter une attention particulière et les appels d’offre lancés début septembre augurent le déclenchement de travaux d’ici quelques mois – nous l’espérons.  Nous savons  que les solutions digitales de contrôle du bâtiment (pilotage des équipements techniques couplé à la prise en compte des usages) permettent de réduire la consommation énergétique de l’ordre de 30% en moyenne. Les résultats 2019 du « Concours Usage Bâtiment Efficace », organisé par l’IFPEB et dont nous sommes partenaires, attestent qu’en jouant sur les seuls leviers de l’usage, du pilotage et de l’exploitation, les économies d’énergies peuvent aller jusqu’à plus de 50 %. C’est considérable. Les projets de rénovation énergétique doivent donc embarquer ces technologies et l’ensemble de notre filière se mobilise pour accélérer.

C’est dans cet esprit que nous avons récemment développé un projet spécifique avec sept lycées de la Région Pays de la Loire, qui doit réduire de 20% les consommations en optimisant et équilibrant la production et la distribution de la chaleur (contrôle de la chaudière), en sensibilisant les occupants, et en associant les agents techniques. C’est dans cet esprit également que nous avons déployé une solution d’automatisation et de contrôle de l’éclairage et des rideaux ouvrants sur le site de l’hôpital pour enfants du CHU de Dijon Bourgogne, et que nous avons mis en place un « learning grid » sur le campus de l’Institut des Métiers et des Techniques de Grenoble, associant réseau électrique intelligent, systèmes de chauffage et d’éclairage. Ces projets ont en commun leurs performances énergétiques et leurs temps de retour sur investissements accessibles.

Ces projets sont aussi, à mon sens, une illustration que l’atteinte des objectifs de rénovation dépend étroitement de la facilité de mise en œuvre de solutions. Sur cet aspect, nous sommes engagés à mobiliser tout notre écosystème de partenaires.

Les industriels doivent mobiliser les atouts du numérique 

Les filières industrielles françaises ont bien compris les atouts incomparables de l’automatisation et du numérique au service de leur compétitivité, de l’efficacité de leurs chaînes d’approvisionnement, de la résilience de leurs opérations et de leur performance énergétique globale dans la durée. … Mais de nombreuses PME et ETI industrielles doivent encore accélérer leur modernisation, et le plan de relance entend également les accompagner avec les subventions consacrées à l’industrie du futur.

Des systèmes ouverts, aux meilleurs standards d’interopérabilité et de sécurité, permettent à de « vieilles » usines de rentrer dans une nouvelle ère industrielle, celle de l’intelligence et de l’efficacité énergétique. L’Internet des Objets Industriels (IIoT) capte les données sur les machines, ou les automates des systèmes d’énergie ou de production, et des algorithmes permettent alors prescriptions et prédictions favorables à la sobriété en matière et en énergie. A la clé, des émissions de CO2 évitées mais aussi – faut-il encore le souligner ? – une amélioration de la performance et de la compétitivité. Grâce à notre solution EcoStruxure, les équipes de l’usine source Perrier de Nestlé Waters située à Vergèze, dans le Sud de la France, ont pu par exemple réduire de 15 % le temps de lavage de leurs unités de production, réduisant la consommation d’eau et de produits nettoyants et améliorant la productivité du site. Et nous pourrions également citer de nombreux autres exemples…

Usine du futur

De manière plus systématique, l’utilisation de jumeau numérique d’un procédé industriel ou d’une infrastructure est un levier puissant d’efficacité, parfois à l’échelle de secteurs entiers. Par exemple dans le secteur du Pétrole et Gaz, c’est le sens du partenariat de Schneider Electric et Aveva avec le Groupe Doris annoncé en juillet dernier : accélérer la transformation numérique permettant de mieux maîtriser les grands projets d’ingénierie, notamment sur le plan environnemental. De la même façon, le rapprochement de Schneider Electric et de RIB Software vise à accompagner la transformation numérique de l’industrie de la construction, avec un modèle numérique 3D enrichi du contrôle des coûts et des délais.

L’industrie, en France, dispose des technologies, des savoir-faire et des écosystèmes industriels à même de réussir la transition écologique, arrière-plan dans lequel s’inscrit le plan de relance français.

La rencontre des technologies numériques et des expertises historiques d’acteurs français majeurs (grands groupes, PME, TPE…) est la clé d’un renouveau économique vigoureux et de notre capacité à accroître la compétitivité de la France tout en respectant nos engagements climatiques. C’est, pour les collectivités, pour le bâtiment et les industriels, et avec l’appui de nos partenaires installateurs ou intégrateurs, la voie de sortie de crise qui contribuera le mieux à réconcilier progrès humain et protection des conditions de vie et protection de la planète.

Pour en savoir plus sur la partie industrie, contactez un expert ici.


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