Le blog de Schneider Electric France https://blog.se.com/fr Le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie et des automatismes Mon, 27 Sep 2021 13:24:26 +0000 fr-FR hourly 1 Faire partie de la solution au changement climatique, c’est aller au-delà des évidences, et il faut le faire maintenant ! https://blog.se.com/fr/industrie/2021/09/23/faire-partie-de-la-solution-au-changement-climatique-cest-aller-au-dela-des-evidences-et-il-faut-le-faire-maintenant/ https://blog.se.com/fr/industrie/2021/09/23/faire-partie-de-la-solution-au-changement-climatique-cest-aller-au-dela-des-evidences-et-il-faut-le-faire-maintenant/#respond Thu, 23 Sep 2021 20:45:02 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5832 Aujourd’hui, le changement climatique est le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée. C’est un changement mondial, omniprésent et qui s’accélère. La solution au changement climatique doit donc être tout... Lire la suite »

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Aujourd’hui, le changement climatique est le plus grand défi auquel l’humanité est confrontée. C’est un changement mondial, omniprésent et qui s’accélère. La solution au changement climatique doit donc être tout aussi complète : elle exige que nous déployions tous, gouvernements, entreprises, investisseurs et particuliers, des solutions à voie unique et des engagements à long terme, mais également tout un arsenal d’approches et d’actions concrètes, sur de multiples fronts, et dès maintenant.

Heureusement, au niveau gouvernemental, la prise de conscience et l’action ont considérablement progressé.

Au cours de l’année dernière, nous avons vu la Chine, le Japon et d’autres pays prendre des engagements ambitieux pour un avenir plus vert. Le Pacte vert pour l’Europe a pour objectif de rendre l’économie de l’Union Européenne neutre en terme d’émissions en 2050, notamment en investissant dans des technologies respectueuses de l’environnement, en décarbonisant le secteur de l’énergie et en veillant à ce que les bâtiments soient plus efficaces sur le plan énergétique. Aux États-Unis, le sommet virtuel sur le climat organisé par le Président Joe Biden à l’occasion de la Journée de la Terre, le 22 avril, a donné un nouvel élan à la campagne de décarbonation de l’économie mondiale.

Les entreprises doivent faire partie de la solution et il existe de nombreuses façons de le faire.
Tout ceci est évidemment bienvenu.

Mais les gouvernements ne peuvent pas, et ne doivent pas, agir seuls. Les entreprises doivent elles-aussi faire partie de la solution au changement climatique.

Après tout, des entreprises telles que Schneider Electric sont des acteurs économiques majeurs : notre implantation internationale, nos écosystèmes commerciaux et nos budgets de R&D montrent que nous pouvons et devons travailler vers un avenir plus vert.

Et nous pouvons le faire de différentes façons.

Produits et solutions : les produits que nous fournissons aux clients sont les plus évidents.

La prise de conscience du changement climatique a progressé, tout comme la demande des clients pour des technologies innovantes afin de les aider à réaliser leurs opérations de manière plus efficace, à faire des économies d’énergie et de matières premières, ou à gérer des flottes de véhicules, des sites de production ou des immeubles de manière à émettre moins de CO2.

Certaines solutions au changement climatique sont bien connues, comme par exemple les véhicules électriques ou les panneaux solaires.

D’autres, comme l’élimination de la nécessité d’utiliser du SF6, un puissant gaz à effet de serre généralement contenu dans les équipements électriques utilisés pour alimenter le réseau et les installations électriques industrielles, sont moins connus en dehors du monde de l’ingénierie électrique. Mais ils sont massivement bénéfiques pour l’environnement de la planète. Le nouveau tableau moyenne tension SM AirSeT, qui utilise une combinaison d’air pur et de vide à la place du SF6, est un excellent exemple illustrant comment l’innovation digitale peut bouleverser le statu quo, en faveur de la décarbonation.

Le partenariat avec d’autres entreprises : ensuite, il y a notre capacité à influencer et à aider les clients et les fournisseurs à passer à l’énergie verte.

Schneider Electric tient de plus en plus un rôle de consultant pour ses clients, plutôt que de simple fournisseur d’équipements et de services. Nous les aidons à identifier les opportunités et à définir des approches stratégiques, et nous les assistons dans leur mise en œuvre effective.

Par exemple, nos services de conseils aux entreprises en matière de changement climatique les aident à atteindre leurs objectifs en matière de climat et de durabilité. De plus, nous venons de lancer une initiative pour aider nos 1000 principaux fournisseurs à réduire de moitié leurs émissions de CO2 d’ici 2025, en utilisant des outils digitaux qui permettent de prendre des décisions basées sur les données.

Conseils et partage de connaissances : les grandes entreprises disposent d’un trésor d’expertise et de connaissances.

Cela peut être tout aussi important que le financement quand il s’agit de soutenir les initiatives climatiques des institutions universitaires, des groupes de réflexion ou des ONG.

Par exemple, la Fondation Solar Impulse, dirigée par le célèbre explorateur Bertrand Piccard, a identifié 1000 solutions propres et rentables en matière de changement climatique, démontrant ainsi que les technologies propres peuvent également être viables d’un point de vue financier. Schneider Electric soutient le projet depuis 2019, en aidant à analyser des candidats potentiels au label Solar Impulse Efficient Solution.

On peut également prendre l’initiative Villes à zéro émission de carbone – Initiative pour l’efficacité systémique, du Forum économique mondial, coprésidée par Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electric, et Francesco Starace, PDG et directeur général du groupe Enel. Cela permettrait d’accélérer la décarbonation des villes dans le monde. Puisque les villes sont responsables de près de deux tiers des émissions mondiales de CO2, l’identification et le partage des connaissances sur les moyens d’y parvenir peuvent avoir un impact important.

Nos propres objectifs et nos équipes : en fin de compte, les entreprises doivent également donner l’exemple par leur façon d’agir.

Elles doivent fixer des objectifs à long terme pour leurs propres process et leur personnel, mais également intégrer les considérations environnementales et sociales dans leurs activités quotidiennes.

Cela nécessite de la persévérance, la mise en place d’objectifs stratégiques et cohérents, la mesure, le réajustement et la mise à jour permanente de leurs ambitions. Des mesures doivent aussi être prises au quotidien, qu’il s’agisse de formation interne, de sensibilisation, de projets et de défis locaux ou de campagnes de recyclage et d’économies d’énergie (ces petites différences qui font beaucoup). Ensemble, ces mesures aident nos 128 000 employés à prendre part à une solution quotidienne pour répondre au problème du changement climatique.

Aller au-delà de l’évidence

Il ne se passe plus un jour sans que l’on apprenne une nouvelle catastrophe liée au climat ou qu’un nouveau rapport sur la perte de biodiversité ne soit établi. Avec la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) qui se tiendra en novembre 2021, le nombre de commentaires va sans doute augmenter.

Mais espérons qu’il en sera de même pour les actions concrètes des gouvernements, des entreprises et des particuliers comme vous et moi. Nous devons tous aller au-delà de ce qui est facile et évident. Et nous devons déployer tous les outils que nous avons à notre disposition, aujourd’hui, et tous les jours. Nous avons tant de solutions, alors pourquoi attendre ?

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page SM AirSeT ou contactez notre expert.

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La transformation numérique, accélérateur d’innovation pour le bien vieillir https://blog.se.com/fr/batiments/sante/2021/09/23/la-transformation-numerique-accelerateur-dinnovation-pour-le-bien-vieillir/ https://blog.se.com/fr/batiments/sante/2021/09/23/la-transformation-numerique-accelerateur-dinnovation-pour-le-bien-vieillir/#respond Thu, 23 Sep 2021 20:41:42 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5848 Assurer un suivi médical, améliorer l’efficacité opérationnelle des professionnels du médico-social, renforcer les liens des personnes âgées avec leurs proches… : imaginez-vous tout ce que peut apporter la transition numérique dans... Lire la suite »

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Assurer un suivi médical, améliorer l’efficacité opérationnelle des professionnels du médico-social, renforcer les liens des personnes âgées avec leurs proches… : imaginez-vous tout ce que peut apporter la transition numérique dans votre établissement, pour vos résidents et votre personnel soignant ? Et savez-vous que le Ségur de la santé peut vous accompagner pour financer ces transformations ? Ne passez pas à côté !

Tour d’horizon du contexte de l’avancée en âge de la population, des atouts de la transformation numérique pour l’EHPAD de demain et des aides du Ségur de la santé, dans cette infographie :

Pour aller plus loin

  • Et en savoir plus sur les solutions EcoStruxure pour la santé de Schneider Electric, rendez-vous ici
  • Si vous avez déjà un projet d’EHPAD connecté ou juste obtenir des informations, contactez un expert

Pour les détails du Ségur de la santé, lisez l’interview de Tania Jean, Directrice du SSIAD du Sisteronnais, par Fabrice Broutin, Directeur Santé pour Schneider Electric.

 

 

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Partenariat avec le PGI : une responsabilité sociétale et environnementale https://blog.se.com/fr/batiments/silver-economie/2021/09/23/partenariat-avec-le-pgi-une-responsabilite-societale-et-environnementale/ https://blog.se.com/fr/batiments/silver-economie/2021/09/23/partenariat-avec-le-pgi-une-responsabilite-societale-et-environnementale/#respond Thu, 23 Sep 2021 20:36:11 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5842 Schneider Electric a participé à l’étape de Bourgogne-Franche-Comté du Silver Eco Tour, organisé par le Pôle de Gérontologie et d’Innovation (PGI). L’opportunité d’échanger sur le point de vue de sa... Lire la suite »

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Schneider Electric a participé à l’étape de Bourgogne-Franche-Comté du Silver Eco Tour, organisé par le Pôle de Gérontologie et d’Innovation (PGI). L’opportunité d’échanger sur le point de vue de sa Directrice, Catherine Rauscher-Paris, sur les liens de partenariat partagés par le PGI avec notre groupe depuis 5 ans.

Fabrice Broutin – Pouvez-vous décrire le PGI en quelques mots ?

Catherine Rauscher-Paris –  Le Pôle de Gérontologie et d’Innovation a été créé en 2010 par les deux CHU de Dijon et Besançon, les deux universités de Bourgogne et de Franche-Comté, l’assurance-retraite Carsat BFC, l’Institut régional du vieillissement et le gérontopôle P. Pfitzenmeyer.

Comptant 60 membres actifs, il se consacre, comme son nom l’indique, à l’innovation en gérontologie, pour agir en faveur de l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées et de l’accompagnement de la société face au vieillissement. Dans cette perspective, nous adoptons une approche transversale du grand âge et travaillons à créer des synergies entre les acteurs de la gérontologie, via par exemple des programmes de recherche, des études et l’animation du territoire. C’est pourquoi nous sommes constitués en six collèges pluridisciplinaires complémentaires, qui se retrouvent au Bureau et au Conseil d’administration : les membres fondateurs, des personnes qualifiées, les collectivités & groupements, des acteurs institutionnels et organismes de formation & recherche, des acteurs de la prise en charge et des entreprises & acteurs économiques comme l’agence de développement économique de Bourgogne Franche-Comté et La Poste, ENGIE ou Schneider Electric. Ensemble, nous travaillons en mode projet et nous faisons en sorte que chacune de nos actions mobilise des membres de nos six collèges dans leurs expertises. Les personnes âgées ont une énorme valeur sociétale et il convient d’agir avec elles et en leur faveur.

FB – Ce qui ressort de notre partenariat, c’est une belle créativité autour de la longévité, qui vise à coordonner les acteurs innovants de la région et à les faire s’exprimer. Mais qu’est-ce qui vous a rapproché de Schneider Electric ?

CR-P – Rapidement après ma prise de fonction en tant que Directrice du PGI en octobre 2016, j’ai rencontré au Forum Silver Eco à Dijon Frédéric Mames, Responsable solutions numériques pour un habitat bienveillant pour seniors chez Schneider Electric, et Laurent Gorde, alors à la Direction des grands projets Bâtiments de la Région Est. Ils m’ont présenté une solution qui a éveillé ma curiosité : un capteur à installer en EHPAD pour prévenir les chutes et la déshérence des personnes âgées. J’ai été favorablement surprise de constater à quel point ce groupe industriel mondial abordait avec humilité les problématiques liées au grand âge. Leur idée ? Construire un partenariat avec notre structure régionale pour collecter des retours d’usage et ainsi mieux répondre aux besoins. J’ai été sensible à l’exemplarité de la démarche et Schneider Electric a adhéré au PGI, est devenu membre de son Conseil d’administration et a contribué à la création du Comité régional de la silver économie.

FB – Je me souviens aussi de notre premier contact, dans le cadre d’une étude commune. Autour de la table, un écosystème complet de médecins, directeurs d’EHPAD, collectivités, industriels… pour déployer une intelligence collective efficace, bienveillante et sincère. Tout était à construire et nous avons avancé ensemble. Mais aujourd’hui, comment voyez-vous l’avenir ?

CR-P – Sur notre travail en commun, j’imagine un partenariat qui s’inscrit dans la durée et la confiance, où la technologie vient en soutien de l’humain. Plus globalement, sur la vision de la société sur le grand âge, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a mis en lumière les principaux points négatifs dans la prise en charge des personnes âgées et a amorcé une réflexion sur un renforcement des échanges intergénérationnels et de nouvelles approches plus solidaires. Forcément, cela va nous conduire à innover sur la mise en place de services mutualisés et d’habitats partagés, donc de la numérisation des logements séniors. Le vieillissement doit être considéré comme une opportunité de développement pour toutes les tranches d’âge de la société. C’est d’autant plus important que nous sommes dans le contexte du projet de loi à venir ″générations solidaires″, avec un virage domiciliaire, qui se traduit par l’amélioration de la qualité des prises en charge, l’aménagement des logements adaptés au vieillissement et la conception de l’EHPAD du futur. Nous travaillons ensemble sur ces thématiques et coordonnons une chaîne d’innovations sur différents projets en ce sens, qu’ils soient architecturaux ou technologiques. Il conviendra également de veiller à apporter plus de proximité à l’échelle du territoire et lutter contre les difficultés et, parfois, la défiance des personnes âgées vis-à-vis du numérique. Il s’agit de les inclure dans la société connectée, telle qu’elle est aujourd’hui, pour que nos aînés conservent la capacité de choisir leur vie.

FB – Pour que les gens puissent rester chez eux, si telle est leur décision, il faudra en effet qu’ils se sentent libres et qu’ils trouvent tout ce qui leur est nécessaire dans leur quartier, leur village, en termes de lien social et de services. Avec d’autres partenaires, le PGI et Schneider Electric ont en commun une action pour bâtir un modèle d’EHPAD à domicile, qui bénéficie des solutions de financement en santé portées par l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale, et de retarder leur entrée en structure médicalisée. Notre partenariat constitue un terreau fertile pour ramener les personnes dépendantes dans notre société. C’est pour nous une responsabilité sociétale et environnementale, un engagement vis-à-vis de toutes les générations.

 

Cet article a été rédigé par Fabrice Broutin, Directeur Santé pour Schneider Electric France

 

 

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IntenCity : « Un immeuble à ce point décarboné donne de l’espoir ! » https://blog.se.com/fr/batiments/sante/2021/09/22/intencity-un-immeuble-a-ce-point-decarbone-donne-de-lespoir/ https://blog.se.com/fr/batiments/sante/2021/09/22/intencity-un-immeuble-a-ce-point-decarbone-donne-de-lespoir/#respond Wed, 22 Sep 2021 14:06:40 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5840 Le Technopole Alpes Santé à Domicile & Autonomie (TASDA) est le centre expert pour le bien-vieillir à domicile. C’est une structure reconnue sur notre région grenobloise. La complémentarité entre le... Lire la suite »

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Le Technopole Alpes Santé à Domicile & Autonomie (TASDA) est le centre expert pour le bien-vieillir à domicile. C’est une structure reconnue sur notre région grenobloise. La complémentarité entre le TASDA et Schneider Electric donne une réelle dynamique, pour répondre à la loi ″Grand Âge″, que nous attendons au plus tôt. Dans ce contexte, nous avons accueilli Lauriane Ranchon et Amandine Porcher Sala, Cheffes de projet au TASDA, dans notre bâtiment IntenCity avec un grand plaisir. Entretien avec Lauriane Ranchon, qui nous a livré leurs premières impressions.

Quelle est la mission principale du TASDA ?

Lauriane Ranchon – Le TASDA a été fondé par le pôle de compétitivité Minalogic et le CHU de Grenoble, deux acteurs majeurs du numérique et de la santé. Une de nos missions est donc d’accompagner l’intégration des solutions numériques dans les pratiques métiers du médicosocial. L’autonomie à domicile et l’autonomie énergétique relèvent des mêmes enjeux : celui de permettre à tous de rester chez soi le plus longtemps possible dans des conditions de confort et de sécurité optimales. Dans ce sens, nous étions vivement intéressées par la visite du bâtiment IntenCity.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement marquées lors de votre visite ?

LR – Le moins que l’on puisse dire, c’est que le bâtiment a tenu ses promesses. Dès l’entrée, j’ai été émerveillée par les espaces, le calme, la luminosité, l’esthétique des locaux. On s’y sent vraiment bien avec ces immenses baies vitrées ouvertes sur la nature. Certains dispositifs, comme la caméra à l’entrée, capable de mesurer notre température à distance pour détecter d’éventuels cas de Covid-19, pourraient trouver une application utile au domicile ! Nous avons également noté le plaisir de travailler dans ce bâtiment de notre guide Pascal Bonnefoi et l’Energy Manager d’ENGIE Éric Boden. On a eu l’impression qu’ils se sentaient privilégiés ici.

Qu’est-ce qui se rapproche de votre pratique au TASDA ?

LR – Nous avons remarqué que les usages des personnes occupant le bâtiment ont été pris en compte dans sa conception. L’humain est au cœur de l’utilisation des lieux. Dans le cadre de notre activité de living lab, nous prônons aussi l’intégration des besoins des usagers dans le processus d’innovation. Il est donc appréciable de voir au sein d’un bâtiment où la gestion de l’énergie est millimétrée que les collaborateurs peuvent, à façon, ouvrir les fenêtres, baisser ou montre la température. Le bâtiment et son système de gestion s’adaptent aux usages des hommes et non l’inverse. C’est la clé d’une appropriation réussie ! Tout a été pensé pour que les occupants utilisent chaque lieu au gré de leurs envies, même les escaliers servent de ″bureaux″ et d’espace d’échanges.

En quoi IntenCity peut renforcer votre volonté de collaborer avec Schneider Electric ?

LR – IntenCity est un site propice aux rencontres, qui offre l’opportunité à chacun de mieux se connaître. Citons l’exemple de l’Innovation Cube, un espace collaboratif au sein du bâtiment ″ouvert″ aux partenaires. Nous pourrions organiser nos ″focus groups″ avec des seniors dans ce lieu qui est une illustration de la dynamique collaborative qui caractérise notre écosystème d’innovation Grenoble Isère. Les participants et les personnes avec qui nous collaborons seront particulièrement sensibles au volet durable d’Intencity. C’est effectivement rassurant de constater qu’un bâtiment aussi grand peut émettre si peu de gaz à effet de serre. De quoi nous donner plus d’espoir sur l’avenir de la planète !

 

Cet article a été rédigé par Fabrice Broutin, Directeur Santé pour Schneider Electric France

 

 

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Le Ségur de la santé au service des structures sanitaires et médicosociales https://blog.se.com/fr/batiments/sante/2021/09/22/le-segur-de-la-sante-au-service-des-structures-medicosociales/ https://blog.se.com/fr/batiments/sante/2021/09/22/le-segur-de-la-sante-au-service-des-structures-medicosociales/#respond Wed, 22 Sep 2021 14:06:03 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5837 Directrice du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) du Sisteronais, Tania Jean est une professionnelle engagée. Elle s’est intéressée aux avancées apportées par le Ségur de la santé et... Lire la suite »

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Directrice du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) du Sisteronais, Tania Jean est une professionnelle engagée. Elle s’est intéressée aux avancées apportées par le Ségur de la santé et aux opportunités qu’elle pourrait mettre en place au bénéfice des soins de ses patients et du bien-être de ses équipes. Interview.

Fabrice Broutin – Que retenez-vous du Ségur de la Santé, Tania ?

Tania Jean – J’aimerais avant tout saluer l’esprit général du Ségur et sa juste volonté de revaloriser les métiers en santé, tant du point de vue financier que sur la formation. C’est bon pour le moral des soignants, épuisés par cette crise sanitaire sans précédent liée à la pandémie. Cette première avancée valorise leur implication.

Trois autres piliers vont structurer le Ségur de la santé. En effet, non seulement le Ségur vise à augmenter les salaires, mais aussi à engager une politique d’investissement en faveur de la qualité des soins, de la rénovation des bâtiments, de l’acquisition d’équipements et de matériel médicosocial… Dans le cadre de ces financements, la priorité est donnée au digital : tablette numérique pour le lien social, capteurs IoT…

Ensuite, il convient de donner les moyens aux soignants de se concentrer sur les soins, en simplifiant les organisations dans les structures, en imaginant des outils pour travailler dans les meilleures conditions, en créant 15 000 emplois supplémentaires et en développement l’alternance.

Enfin, quatrième pilier : le Ségur encourage les partenariats entre les acteurs de santé et les collectivités. L’objectif est de renforcer le travail dans les territoires avec les ARS (Agences Régionales de Santé) et entre elles, en leur confiant 80 % des budgets pour favoriser les décisions à l’échelle régionale plutôt que nationale.

FB – Comment le numérique dans les bâtiments de santé va-t-il répondre au Ségur de la santé ?

TJ – Priorité du Ségur, le numérique est en effet un enjeu majeur dans la santé. Globalement, le secteur est en retard et encore plus dans les structures médicosociales qui partagent une vraie tradition de l’oralité. Pendant longtemps, on a eu du mal avec l’écrit et il faut que cela change, d’autant plus que le Ségur veut investir dans l’amélioration des parcours de santé, pour les rendre plus fluides. Il s’agira de développer les téléconsultations notamment, qui ont été nombreuses lors des confinements, souvent dans un cadre plutôt expérimental.

Le gouvernement propose par ailleurs une aide à l’investissement dans un logiciel mutualisé à l’échelle d’une ″grappe″. Une grappe correspond à un regroupement d’organismes gestionnaires autour d’un projet de Dossier Usager Informatisé commun. Ici, ce sont trois organismes, qui réunissent 15 établissements. Dans le cadre de ma structure, je fais partie d’un groupe de SSIADs et EHPADs en PACA et nous mutualisons certaines de nos données dans un unique logiciel de soins, financé par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie CNSA.

Sur la digitalisation des bâtiments, les EHPADs peuvent de surcroit bénéficier d’aides financières pour des outils domotiques, afin de permettre au personnel de travailler de manière plus fluide, mais aussi pour la rénovation des établissements, la construction d’appartements adaptés ou la création de structures. On va tous pouvoir travailler dans un vrai confort et c’est ce qui est appréciable.

FB – Comment le rapport interministériel sur ″l’Adaptation des logements, des villes, des mobilités et des territoires au vieillissement de la population″ du Président de l’association France Silver Eco Luc Broussy va vous aider dans le Ségur de la santé ?

TJ Le rapport de Luc Broussy met en avant la nécessité de s’occuper des besoins de nos aînés et de soutenir le bien vieillir. Il avance dans cette perspective une trentaine de propositions, dont certaines sur l’accompagnement des personnes âgées pour adapter leurs logements, éviter les chutes ou renforcer le lien social.

Puisque nous sommes dans une démarche complémentaire avec le Ségur de la santé, le rapport Luc Broussy devrait nous permettre d’obtenir des financements pour des projets d’habitats inclusifs et des collaborations avec des bailleurs sociaux et des associations pour des appartements adaptés aux personnes âgées. Hier j’ai par exemple rencontré un Directeur d’EHPAD très enthousiaste à l’idée de créer des hôtels hospitaliers, disposant d’un pôle santé en commun, pour des seniors autonomes.

 

FB – Au-delà du Ségur de la santé, quelles sont les aides au financement des projets ?

TJ – Les possibilité d’aides sont nombreuses. Elles peuvent concerner l’achat de matériel, la mise en place d’un réseau numérique adapté ou le règlement d’une formation pour se connecter au profit des patients. Notre SSIAD est ainsi en train de se mettre aux normes côté informatique, pour être en mesure d’intégrer notre réseau de partenaires (le Centre Local d’Informations et de Coordination CLIC, la plateforme territoriale d’appui, la structure de rééducation de Sisteron, l’hôpital…). Nous allons ainsi pouvoir communiquer tous ensemble plus aisément et avoir un réseau informatique commun pour les patients que chaque partenaire accompagne.

Il est également possible d’obtenir une aide financière de l’ARS, via la CNSA, qui justement met en place un laboratoire de recherche sur les solutions de demain. Je suis très fière de faire partie des 30 membres permanents de ce laboratoire d’innovations.

La Conférence des financeurs propose aussi des financements pour aider des personnes âgées sur le numérique, au niveau des Conseils départementaux.

Les possibilités de soutiens sont nombreuses, surtout lorsque l’on entretient des liens privilégiés avec de nombreux partenaires sur le territoire, avec d’autres SSIADs, des EHPADs, l’hôpital. Cela nous permet de mutualiser nos moyens et avec le déploiement du numérique, c’est plus facile. Mais encore aujourd’hui, un réseau comme celui que nous avons organisé sur notre région n’existe pas ailleurs en France, alors qu’il agit comme un vrai catalyseur sur le territoire. A mon sens, il devrait devenir la norme. J’y crois beaucoup, alors on communique beaucoup à ce sujet, notamment sur LinkedIn. Retrouvez-nous !

 

Cet article a été rédigé par Fabrice Broutin, Directeur Santé pour Schneider Electric France

 

 

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Live chat : la réponse d’experts en ligne pour vos urgences https://blog.se.com/fr/batiments/2021/09/22/live-chat-la-reponse-dexperts-en-ligne-pour-vos-urgences/ https://blog.se.com/fr/batiments/2021/09/22/live-chat-la-reponse-dexperts-en-ligne-pour-vos-urgences/#respond Wed, 22 Sep 2021 11:36:12 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5803 Une question technique urgente ? Contactez les experts du live chat du centre de relations client de Schneider Electric. Ici, pas de robot : vous pouvez échanger instantanément avec l’un... Lire la suite »

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Une question technique urgente ? Contactez les experts du live chat du centre de relations client de Schneider Electric. Ici, pas de robot : vous pouvez échanger instantanément avec l’un d’entre eux pour obtenir les réponses appropriées. Marin Gonzalez, conseiller technique pour Schneider Electric, vous invite à découvrir les dessous du chat.

Dans l’open space qu’il partage avec l’ensemble des conseillers techniques au sein du bâtiment IntenCity à Grenoble, quand Marin Gonzalez reçoit une notification, il sait qu’un interlocuteur a besoin d’une réponse et qu’il le contacte via le live chat, depuis son espace client professionnel.

 

S’enregistrer pour assurer un suivi des demandes

En se connectant de cette manière, les clients sont automatiquement reconnus, permettant une prise en charge rapide et efficace, tout en créant un suivi et un historique des demandes. A la prise en main du chat, certains pensent être face à un robot, piloté par l’intelligence artificielle, avec des réponses standardisées et sans véritable expertise humaine à l’autre bout de la ligne. « Un client, un jour, a justement indiqué qu’il avait la certitude d’avoir à faire à une personne, pas un robot, sourit-il. La raison ? J’ai corrigé une faute de frappe en plein chat ! »

 

A votre disposition de 8h00 à 18h00, 5 jours sur 7, toute l’année

Ne soyez pas étonné, si à chaque demande, Marin Gonzalez commence par poser quelques questions. Il s’agit pour lui de bien délimiter le besoin du client pour proposer les références et conseils les plus adaptés. « En moins de 10 minutes, vous obtenez toutes vos réponses, confie-t-il. Si la question est plus complexe et que l’échange risque de durer, je reste disponible pour poursuivre la conversation au téléphone. »

 

Un laboratoire pour valider les réponses

Marin Gonzalez fait partie de l’équipe des conseillers avant-vente, qui répond aux questions des distributeurs spécialisés sur des choix techniques en distribution électrique. D’autres experts sont spécialisés dans d’autres familles de produits : résidentiel et petit tertiaire, onduleurs, contrôle industriel ou automatismes. Chacun d’entre eux a une expérience du terrain et une parfaite connaissance des gammes de solutions Schneider Electric. « Nous avons la chance d’être basés dans l’immeuble IntenCity, véritable vitrine des innovations du groupe, et de disposer d’un laboratoire qui nous permet de valider nos réponses et de les tester avec les produits, » décrit-il.

 

Des fonctionnalités astucieuses

Le chat présente différentes fonctionnalités. Il se peut que le client ne se soit pas adressé au bon correspondant, avec une question sur un automate, par exemple, à un spécialiste dédié à une autre famille de produits. Le conseiller a alors la possibilité de transférer le chat du client à une autre équipe. Par ailleurs, le chat accepte le transfert de pièces jointes, afin d’envoyer la photo du produit recherché notamment. Et ce n’est pas tout, puisque le client a la possibilité de garder une trace de la conversation, avec l’option ″Enregistrer automatiquement le chat″ pour conserver les informations et références apportées, et de demander un conseiller en particulier, s’il est disponible, avec le numéro de dossier qu’ils auront commencé ensemble. L’opportunité de répondre de mieux en mieux à vos demandes !

 

Pour en savoir plus sur l’option de discussion instantanée du centre de relations client, visionnez ce tutoriel. N’hésitez pas à faire appel à l’expertise technique du chat de Schneider Electric, si nécessaire. Ses conseillers sont à votre écoute.

 

 

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Le Pacte vert : une révolution industrielle face à une échéance https://blog.se.com/fr/gestion-de-lenergie/2021/09/13/le-pacte-vert-une-revolution-industrielle-face-a-une-echeance/ https://blog.se.com/fr/gestion-de-lenergie/2021/09/13/le-pacte-vert-une-revolution-industrielle-face-a-une-echeance/#respond Mon, 13 Sep 2021 13:50:15 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5813 Le pacte vert pour l’Europe devra favoriser des changements majeurs dans la structure industrielle européenne. Passer d’une économie brune à une économie verte sera une transformation socio-économique majeure et historique.... Lire la suite »

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Le pacte vert pour l’Europe devra favoriser des changements majeurs dans la structure industrielle européenne. Passer d’une économie brune à une économie verte sera une transformation socio-économique majeure et historique.

Ce n’est pas un hasard si ce défi est souvent qualifié de « révolution industrielle face à une échéance », comme l’a déclaré le groupe de réflexion européen Bruegel. Dans ce contexte, la prochaine stratégie industrielle, qui sera présentée par la Commission européenne à la fin du mois d’avril, est de la plus haute importance.

La question fondamentale pour l’Europe est que sa puissance économique souffre de la combinaison de deux facteurs. Le premier facteur est un déclin industriel relatif par rapport au reste du monde (la part de la production manufacturière représente aujourd’hui moins de 15 % du PIB de l’Union Européenne, contre 20 % il y a 30 ans).
Le deuxième, selon le McKinsey Global Institute, est que l’« Europe était le moteur mondial de l’innovation, mais elle a largement perdu son avantage ».

Selon les données, l’Europe a été comparativement lente dans son adaptation à la transformation digitale de l’économie mondiale. Fin 2017, seulement 24 % des entreprises avaient adopté l’analyse des Big Data, 16 % avaient intégré la robotique et les machines automatisées, et seulement 5 % d’entre elles travaillaient avec l’intelligence artificielle ou l’impression 3D (rapport du European Policy Strategy Center). Alors qu’en 2001, 5 des 10 premiers fabricants de cellules solaires provenaient d’Europe, depuis 2018, il n’y en a plus aucun.

La fragmentation est au cœur des problèmes de l’Europe ; on retrouve une multitude d’initiatives de politiques industrielles vertes entreprises aux niveaux régional, national et européen. Ces initiatives ne sont généralement pas coordonnées et peuvent même entrer en conflit. Une politique industrielle verte, intelligente, ciblée et harmonisée dans toute l’Europe, aiderait à stabiliser l’industrie européenne. Elle permettrait également de placer l’Europe en leader technologique en termes de procédés et de produits neutres en carbone.

L’Europe a de nombreux atouts qui contribueraient à l’établissement d’une position de leader dans les domaines de l’environnement et de la transition énergétique : l’expertise de sa base d’ingénierie, des financements importants et une volonté politique claire de conduire le changement. L’Europe abrite encore de nombreux leaders mondiaux dans le domaine des technologies vertes (fabricants de turbines, secteurs de l’électricité, gestion de l’énergie, économie circulaire, industrie automobile, etc.).

Les gouvernements européens augmentent également rapidement leur niveau de soutien. La combinaison d’incitations fiscales fortes (le « Pacte vert » de l’Union Européenne) et des programmes de soutien financier (le plan de relance de l’Union Européenne, 37 % des 750 milliards d’euros disponibles pour alimenter le « Pacte vert ») peut faire la différence. Par exemple, l’Europe augmente ses investissements dans la production de batteries : plus de 30 gigafactories sont prévues d’ici 2030 et d’autres devraient être annoncées. Mais c’est encore loin de l’objectif chinois : environ 140 gigafactories.

La révolution verte est une tâche gigantesque et extrêmement capitalistique. Selon la Banque Européenne d’Investissement, réduire de 55 % les émissions de CO2 d’ici à 2030 coûterait environ 350 milliards d’euros supplémentaires par an.

L’Union Européenne a la capacité de transformer son industrie en s’intéressant à trois domaines complémentaires.

D’abord, l’Union Européenne doit travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes (secteur privé, syndicats, régions) pour accélérer la voie de la décarbonation et le niveau d’intégration du marché unique européen dans le domaine de la durabilité. Les alliances européennes ont été un modèle de réussite, en particulier lorsqu’elles combinent le marché et les systèmes réglementaires (par exemple, dans le cas de l’initiative européenne sur les piles).

Ensuite, la politique industrielle verte a besoin d’innovation. Dans le monde, des industries traditionnellement fortes perdent du terrain au profit de jeunes entreprises technologiques. Les opportunités sont plus importantes pour ceux qui maîtrisent une présence plus « systémique » dans des secteurs comme l’approvisionnement d’énergie, les transports et la mobilité modernes, ou la production alimentaire. L’Europe doit soutenir les acteurs du marché qui fournissent le déploiement de technologies clés (par exemple, batterie, production distribuée, circularité, digital) et de nouveaux modèles économiques (par exemple, plateforme IIoT, services).

Enfin, il est important de renforcer les chaînes de valeur de l’Europe d’un point de vue international. L’Allemagne, l’Europe centrale, la Scandinavie et le Benelux tirent généralement au moins 50 % de leur PIB de l’exportation, et la production d’exportation représente également plus de 15 % des émissions de GES de l’Union Européenne.

L’Europe doit uniformiser les conditions de concurrence pour les technologies à faible intensité de carbone au niveau international.

Malgré l’ampleur et la complexité de la tâche, une industrie neutre en carbone est réalisable et offre une grande opportunité de compétitivité. Si cela est bien conduit, et d’ici à 2030, le pilier industriel du pacte vert peut contribuer à mieux reconstruire les fondations industrielles de l’Europe.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page SM AirSeT ou contactez notre expert 

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(R)Evolution de la sécurité électrique vue par Marc Maslowski du Consuel https://blog.se.com/fr/residentiel/2021/08/30/revolution-de-la-securite-electrique-vue-par-marc-maslowski-du-consuel/ https://blog.se.com/fr/residentiel/2021/08/30/revolution-de-la-securite-electrique-vue-par-marc-maslowski-du-consuel/#respond Mon, 30 Aug 2021 07:22:41 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5777 Marc Maslowski est directeur d’exploitation pour le Consuel, le Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité. Il a accepté de partager avec nous ses analyses et ses perspectives... Lire la suite »

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Marc Maslowski est directeur d’exploitation pour le Consuel, le Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité. Il a accepté de partager avec nous ses analyses et ses perspectives sur le futur de la sécurité électrique en France.

Monsieur Maslowski, pourriez-vous nous présenter en quelques mots votre activité au sein de Consuel ?

Le Consuel (le comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité) est un organisme qui depuis près de 60 ans se charge du visa des attestations de conformité électrique des installations électriques en France.
Pour le Consuel, je suis directeur d’exploitation et je m’occupe des 180 inspecteurs répartis en France métropolitaine et dans les DOM, tant au niveau du management que de la gestion des compétences. Je suis également membre du comité de direction.

Nombre de contrôles et de non-respect à la norme : quel est l’état de la situation en France ?

Concernant les logements (notre domaine principal d’expertise et d’intervention), le taux de réserve pour l’ensemble des installations (réalisées par les professionnels et les particuliers) se situe autour de 10% de non-conformités impactant directement la sécurité électrique.
En ce qui concerne les installateurs professionnels, ces réserves sont essentiellement liées à un manque de mise à jour des connaissances techniques et réglementaires. Certains professionnels n’ont pas toujours la chance d’être accompagnés par des fédérations ou des organismes spécialisés et « décrochent » en matière de réglementation, d’autant que celle-ci évolue régulièrement. On en arrive à des situations où certains aspects sécuritaires importants sont négligés.

Est-ce que vous pensez que la crise sanitaire a eu un impact sur ces chiffres ?

La crise a eu des effets détournés. Avec la massification du télétravail, il y a eu une prise de conscience d’un certain nombre d’employeurs quant à leur responsabilité, vis-à-vis de la sécurité électrique de leurs salariés, y compris à leur domicile. Ce phénomène est complètement nouveau et s’est traduit par une préoccupation croissante quant aux questions de sécurité électrique, avec, à la clef, l’accroissement des demandes de sensibilisation sur ce sujet.

Au niveau des chantiers, nous n’avons pas vu de détérioration ou d’amélioration particulière liée au Covid. À notre niveau, les dégradations des taux de réserve sont principalement liées aux phases d’évolutions normatives, durant lesquelles tous les professionnels ne prennent pas forcément le temps de s’adapter ou de prendre connaissance de ces nouveautés. Une évolution des matériels est également souvent liée aux modifications des normes ou règlementations. Une formation ou information sur ces produits est alors nécessaire pour leur mise en œuvre correcte. Cette démarche n’est malheureusement pas systématique sur le terrain. C’est ce que nous constatons dans le cadre de notre mission.

architecte travaillant sur un plan

Quelles sont les grandes (r)évolutions qui attendent les pros en matière de sécurité électrique ces prochaines années ?

Les principales évolutions concernent l’arrivée en force de l’intégration des courants faibles et, pourquoi pas, la mise en place d’un réseau de courant faible parallèle au courant fort dans le logement. L’arrivée de solutions d’alimentation autonome dans le logement va nécessiter d’adapter les infrastructures à cette réalité et des technologies comme le POE ou la distribution de courant continu pourront être utilisées.

L’autonomie énergétique de demain sera probablement associée à une quote-part de fourniture d’énergie classique distribuée depuis le réseau de distribution. Pour cela, il faudra donc se poser la question de la cohabitation du courant alternatif avec le courant continu distribué sur de petites distances dans les logements. Côté multimédia, il est possible d’imaginer que, grâce au haut débit qui arrive avec la fibre, une réseau intérieur stable permette sa diffusion dans les différentes pièces de la maison. La sécurité électrique pourrait de ce fait être facilement « supervisable ». Ce réseau courant faible représenterait alors, en complément des services actuels, une des composantes d’une liaison sécurisée avec son travail ou avec le service de soins à domicile pour les personnes malades ou âgées souhaitant rester à leur domicile.

Crise sanitaire, multiplication des solutions gourmandes en électricité, augmentation constante de l’usage du web, autonomie : tous ces paramètres ont-ils un effet sur la sécurité des normes électriques et sur les normes qui les encadrent ?

Oui tout à fait ! Aujourd’hui, nous sommes en pleine révolution : puisque ce n’est pas du tout notre modèle de distribution actuel, il y a forcément des réflexions à mener quant à l’évolution du matériel pour répondre à ces nouveaux besoins.

Depuis maintenant près de 100 ans, nos installations fonctionnent principalement en courant alternatif et les évolutions en matière de sécurité électrique se sont faites de façon progressive, notamment en essayant de pallier les différents « défauts de comportement » des personnes, dans le but d’accroître la sécurité de leurs logements. Les résultats de cette démarche le prouvent. L’accidentologie a très fortement diminué. De nouveaux équipements de surveillance à distance de l’installation électrique ont d’ailleurs largement contribué à cette amélioration de la sécurité dans le temps.

Mais demain, si le courant continu se déploie dans nos logements, force est de constater que nous ne sommes pas tout à fait prêts sur le marché pour aborder cette évolution. Les constructeurs vont devoir travailler sur ce sujet. La distribution partielle de courant continu de très basse tension peut largement contribuer à améliorer la sécurité de nos installations. Nous aurons toujours besoin de puissance électrique pour le four, la plaque à induction, la machine à laver, etc. En revanche, on peut tout à fait imaginer que tout ce qui concerne l’éclairage, la télévision, l’alimentation des ordinateurs et des différents périphériques, le frigo ou même le congélateur, soient alimentés en courant continu depuis une source d’énergie renouvelable éventuellement.

Qu’est-ce que cela va impliquer comme changement pour les constructeurs et les promoteurs ?

Les constructeurs et les promoteurs vont devoir renouveler complètement leur conception du bâtiment ! Je pense notamment à la question énergique, qui est au cœur des discussions avec la RE2020. Concrètement, cette nouvelle réglementation va impliquer une nouvelle valorisation de l’électricité verte éventuellement intégrée au bâti. On le voit bien : l’électricité est l’énergie de demain, y compris pour la mobilité.

Nous allons devoir entrer dans une phase d’analyse de ces évolutions électriques, qui vont petit à petit influer sur les normes et les règlements. Il va falloir que les constructeurs d’électroménager, de télévisions, etc. soient en phase avec ces évolutions et puissent développer du matériel compatible avec ces nouvelles sources d’alimentation.

Beaucoup d’appareils multimédia fonctionnent en courant continu. On peut tout à fait imaginer que, demain, des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques stockent de l’énergie sous forme d’hydrogène qui via une pile à combustible pourrait alimenter de manière autonome un certain nombre d’usages dans le logement. Certains appareils électroniques, comme les smartphones, se rechargent sur une prise USB en continu. Typiquement, pour ce genre d’usage, on gagnerait beaucoup à ce que la source soit directement en courant continu !

Les constructeurs vont donc devoir travailler avec les bureaux d’études pour répondre aux nouveaux besoins des clients finaux.

Homme avec un plan face au chantier

De nouveaux usages ont émergé (charge de véhicules électriques, trottinettes, installation de PV sur les toits, etc.) Pourriez-vous nous parler de la façon dont ces nouveaux usages impactent la sécurité de l’installation électrique ?

Aujourd’hui, on constate déjà des évolutions au niveau de la conception des tableaux électriques et de la possibilité de superviser l’installation avec son smartphone. De nouveaux produits innovants permettent aujourd’hui d’envisager des tableaux électriques dynamiques qui associent adaptabilité et modularité en fonction des besoins du client.

Toutes ces évolutions vont dans le même sens : mieux vivre et mieux prendre soin de notre environnement tout en conservant la possibilité de bénéficier du confort et des services associés aux nouvelles technologies. Cela va entraîner de nouveaux besoins électriques, par exemple la mise en place de prises RJ45 pour alimenter les appareils en données (signal) et en puissance. On pourrait ainsi imaginer qu’une seule prise suffirait pour alimenter un téléviseur ou un ordinateur en data et en électricité, ce qui est très peu développé aujourd’hui.

Quelle(s) perspective(s) voyez-vous pour la sécurité électrique dans le logement ?

Comme évoqué précédemment, l’une des perspectives possibles en matière de sécurité électrique est la mise en œuvre de réseaux à la fois courants forts et courants faibles au sein du logement. Tous deux associés à des dispositifs de protection et de supervision les plus simples d’utilisation. L’une de ces applications concerne la santé. Cela a été mis en lumière par la crise sanitaire liée au Covid, mais le vieillissement de la population nous y conduit tout naturellement.

Avec le Covid et la surcharge des hôpitaux provoquée par la crise, certains malades ont dû être suivis à leur domicile. Il est donc envisageable qu’à l’avenir, certaines pathologies y soient suivies. Cela impliquera donc de rendre compatible les lieux de vie d’un point de vue matériel (on le voit en ce moment avec les salles de bain et le décret « zéro ressaut ») mais aussi du point de vue électrique. Pour que ces personnes puissent être maintenues de façon sécuritaire chez elles, il faudra que l’installation électrique puisse recevoir des appareils respiratoires, par exemple, qui demandent une sécurisation totale de l’alimentation. Les pannes sont inenvisageables quand ce type d’appareil est branché sur le réseau. Il faudra donc prévoir des batteries et coupler tout cela à un système de monitoring à distance qui permettra au médecin de faire son suivi par caméra ou par l’intermédiaire d’un système de contrôle à distance. Des réseaux à la fois courant faible et courant fort sécurisés et stabilisés seront incontournables pour cela.

homme souriant en premier plan et deux hommes en bleu de travaill à l'arrière plan

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La robustesse, un véritable enjeu de durabilité : interview de Romain de Garsignies https://blog.se.com/fr/residentiel/2021/07/27/la-robustesse-un-veritable-enjeu-de-durabilite-interview-de-romain-de-garsignies/ https://blog.se.com/fr/residentiel/2021/07/27/la-robustesse-un-veritable-enjeu-de-durabilite-interview-de-romain-de-garsignies/#respond Tue, 27 Jul 2021 06:47:54 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5728 Romain de Garsignies est cofondateur (avec Stéphane Renou) de StockPro, un écosystème digital complet destiné à faciliter la gestion et le réemploi des surplus de matériel dans le BTP. Pour... Lire la suite »

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Portrait Romain de Garsignies Romain de Garsignies est cofondateur (avec Stéphane Renou) de StockPro, un écosystème digital complet destiné à faciliter la gestion et le réemploi des surplus de matériel dans le BTP. Pour lui pas de secrets : pour être opérante, la durabilité doit se penser d’un point de vue opérationnel.  Une vision qui porte ses fruits, puisque StockPro a été labellisé « Greentech Innovation » par le Ministère de la transition écologique.

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, pourriez-vous nous présenter StockPro et son mode de fonctionnement ?

StockPro est une solution de réemploi de matériaux neufs de construction. Nous y offrons deux services principaux :

  1. La digitalisation de tous les matériaux à réemployer, avec un outil qui permet de gérer tous les surplus. C’est une sorte de magasinier virtuel qui permet de savoir, au moment où l’on en a besoin, ce que l’on a en reste dans son dépôt (tous les matériaux qui n’ont pas été utilisés dans les chantiers précédents). Grâce à cet outil collaboratif (l’ensemble du personnel de la société est mis à contribution, les pros peuvent connaître précisément leur stock et réutiliser les matériaux au moment où ils en ont besoin).
  2. Une plateforme qui permet aux entreprises, si elles ne désirent pas réutiliser leurs matériaux, de les mettre en vente sur la plateforme. Ce ne sont que des matériaux neufs, auxquels nous offrons une seconde première vie. Les fabricants et les distributeurs peuvent eux aussi proposer leur surplus ou leurs fins de série sur StockPro

Aujourd’hui, nous sommes donc vraiment une solution de sourcing et de digitalisation de matériaux de réemploi et nous nous adressons à l’ensemble des acteurs du BTP : entreprises, fabricants et distributeurs.

Quelle est la marche à suivre pour un installateur qui souhaite vendre un surplus ou qui cherche une solution précise sur StockPro ?

S’il souhaite mettre en vente un produit, il doit télécharger notre application. Elle est 100% B2B et nous procédons à une vérification du Siret pour nous assurer que seuls les pros se connectent.

Le fonctionnement est ensuite très simple, entre Vinted [plateforme en ligne de vente de vêtement de seconde main] et Yuka [une application qui permet de scanner les produits alimentaires pour connaître leurs informations nutritionnelles] : vous scannez le code-barre du produit (donc aucune saisie à faire) et vous obtenez ainsi toutes les informations le concernant (photos, fiche technique, etc.).

Côté utilisateur, les deux seules informations à rentrer à la main concernent le nombre d’articles que vous avez et votre localisation géographique. L’ensemble de nos matériaux sont géolocalisés, avec pour objectif de permettre à un professionnel qui chercherait un disjoncteur Resi9 dans un rayon de dix kilomètres autour de lui de le trouver facilement.

Ce service de mise en vente est complètement gratuit, en revanche, si vous souhaitez utiliser toute la partie gestion de stock, il faudra souscrire à un abonnement.

Vous pouvez consulter la plateforme directement sur internet, soit sur votre navigateur web, soit sur l’application mobile. Vous n’avez pas besoin d’être un professionnel du BTP : l’achat est possible pour les particuliers comme pour les artisans du BTP. Grâce au moteur de recherche, vous faites votre sélection et vous ajoutez les produits dans votre panier. C’est un processus de e-commerce classique, à la différence qu’il y a un délai de validation de la disponibilité du produit. Comme ce sont des produits de réemploi, il se peut que parfois le produit qui a été mis en vente par l’un de nos vendeurs ait été réutilisé dans l’intervalle. Il y a donc toujours une vérification en amont pour être sûr que le produit est toujours disponible. Le paiement est sécurisé et vous avez la possibilité d’aller chercher le produit directement chez le vendeur ou de vous le faire faire livrer.

Comment les industriels et les distributeurs trouvent-ils leur place sur StockPro ?

Afin de simplifier au maximum le processus d’insertion des matériaux dans l’application, nous avons réalisé que nous avions besoin de data : pour éviter la saisie à nos utilisateurs, il nous fallait en amont avoir constitué une base de données avec l’ensemble des références des matériaux. C’est comme cela que nous avons été amenés à entrer en contact avec des fabricants et des distributeurs. Notre approche les a convaincus à deux niveaux : un aspect « service » (StockPro leur permet de se différencier de la concurrence en proposant des services innovants et respectueux de l’environnement) et un aspect « gestion des stocks » pour valoriser les produits invendus lors de leur premier cycle de vie chez les distributeurs ou les fins de série en double emploi avec leurs nouvelles références.

Comment voyez-vous votre partenariat avec Schneider Electric ?

Nous sommes à un tournant : avec la loi de transition écologique et les décrets qui vont entrer en application en 2022 pour pénaliser la destruction de matériaux neufs, tous les acteurs du BTP doivent trouver une solution positive pour le réemploi de leurs matériaux.

Schneider Electric a été l’un des premiers fabricants que nous avons été voir et l’un des premiers à partager avec nous leurs données. C’est à mon sens l’un des acteurs les plus en avance sur la question du réemploi et de la durabilité, c’était donc assez logique que nous trouvions des choses à co-construire ensemble.

Très vite, nous avons discuté des stocks à réemployer et nous avons commencé à mettre en place les premiers tests. Nous sommes maintenant dans une phase de plus en plus intégrée, puisque nous avons sur notre plateforme une grosse partie de leurs stocks à réemployer, avec un processus de mise à jour et de rafraîchissement des stocks toutes les 30 minutes.

Ce que je trouve formidable, c’est qu’au-delà de cette partie « réemploi », Schneider Electric a une véritable vision pour décarboner le BTP. Nous sommes d’ailleurs totalement dans cette optique, puisque nous ajoutons les « données carbone » des produits dans notre base de données : chaque article réemployé grâce à StockPro pourra être inscrit dans une démarche d’économie carbone pour l’entreprise concernée.

Il est temps de pouvoir faire un bilan carbone lié au réemploi pour chacun de nos vendeurs et de nos acheteurs. Schneider Electric sera en capacité de dire à ses clients en fin d’année le gain carbone généré.

Quels sont vos usagers et quels retours vous font-ils ? 

Nous avons trois typologies d’utilisateurs : des entreprises, des fabricants et des distributeurs.

Concernant les entreprises, 65 % de nos clients sont des électriciens et des plombiers. Ce sont les deux métiers qui, pour l’instant, vendent le plus d’objets connectés et ils sont donc beaucoup plus « évangélisés » en termes d’usages digitaux. S’équiper d’outils digitaux est plus naturel pour eux.

Les matériaux qui transitent sur StockPro sont des matériaux qui, neufs, coûtent assez cher. Il y a donc un intérêt d’autant plus important pour les pros à les revendre ou à leur trouver une solution de réemploi.

Nos clients aiment la simplicité de notre offre et soulignent que, une fois implantée, sa proposition de valeur est très forte : ils génèrent de la marge sans efforts supplémentaires.

J’insiste vraiment sur cette notion de simplicité, car c’est vraiment le retour principal de nos clients. C’est à mon sens lié au fait que, dès le démarrage du projet, nous avons collaboré avec une dizaine d’entreprises issues de différents corps de métier qui nous ont aidés à co-développer StockPro en la testant en continu. Nous avons ainsi pu créer une solution qui est aujourd’hui au plus proche des besoins de nos utilisateurs.

Concernant les distributeurs, nous travaillons avec, entre autres, Sonepar, pour la partie électrique. Ils sont très satisfaits, à tel point que nous avons déployé notre solution dans les 500 agences du réseau Sonepar, pour lesquelles nous gérons tous les produits « dépréciés ». Ils trouvent que c’est très efficace, d’autant plus que nous avons développé des solutions qui s’insèrent complètement dans leur process opérationnel.

Pour les fabricants c’est un peu le même principe : StockPro leur offre une solution concrète pour diminuer la valeur de leur stock, optimiser leur espace, etc. Mais c’est surtout une vraie solution de réemploi à forte valeur ajoutée pour eux et pour leurs clients. Là encore, les fabricants soulignent la simplicité de StockPro et la capacité de la solution à s’insérer dans leurs process.

Je suis convaincu que la clef est d’avoir une approche industrielle du réemploi : il ne faut pas qu’elle soit à côté des process opérationnels de nos clients, il faut qu’elle s’insère complètement à leur manière de travailler pour que ça devienne un réflexe quotidien.

Comment imaginez-vous le futur de StockPro dans 5, 10 ans ?

Idéalement, nous ne devrons plus exister dans 10 ans, puisqu’il ne devrait plus y avoir de matériaux gaspillés ! Mais je ne sais pas si ça arrivera assez vite.

Donc dans cinq, dix ans, nous nous voyons comme le leader du réemploi de matériaux de construction en Europe, avec une présence dans une douzaine de pays et une offre de service encore plus étoffée (dans le BTP il n’y a pas que les matériaux qui sont gaspillés). Notre prisme est le même : aider les entreprises à rationaliser leurs ressources pour qu’elles soient plus rentables et qu’elles évitent de gaspiller.

Comment voyez-vous le futur de la durabilité et de l’économie circulaire depuis votre position ultra opérationnelle ? 

Je pense que ce sont des directions inéluctables. Aujourd’hui, l’approche sur ces sujets est parfois encore un peu trop marketing, voire cynique : il y a un gros décalage entre les professions de foi, l’offre disponible et la demande.

Nous le voyons bien sur les marchés où nous sommes assez présents auprès des entreprises et des maîtres d’ouvrages : tant qu’il n’y aura pas d’obligation formelle, tant que le réemploi ne sera pas imposé systématiquement et tant que nous n’aurons pas créé les conditions au niveau assurances et process, nous aurons du mal à avoir une approche industrielle.

Or, pour que le réemploi et l’économie circulaire pèsent durablement et de manière importante sur le réchauffement climatique et la production de déchets, cette approche industrielle est incontournable. On ne peut pas se contenter d’une approche erratique qui ne concernerait que 2 chantiers sur les 500 que l’on fait annuellement. Le BTP dans son ensemble n’est pas encore arrivé à mettre en place cette approche industrielle, mais, avec des solutions comme StockPro, on s’en approche doucement.

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L’article La robustesse, un véritable enjeu de durabilité : interview de Romain de Garsignies est apparu en premier sur Le blog de Schneider Electric France.

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La robustesse, un véritable enjeu de durabilité : interview de Marc Gumbel https://blog.se.com/fr/residentiel/2021/07/26/la-robustesse-un-veritable-enjeu-de-durabilite-interview-de-marc-gumbel/ https://blog.se.com/fr/residentiel/2021/07/26/la-robustesse-un-veritable-enjeu-de-durabilite-interview-de-marc-gumbel/#respond Mon, 26 Jul 2021 07:18:30 +0000 https://blog.se.com/fr/?p=5722 Marc Gumbel est électricien depuis 25 ans et son entreprise opère à parts égales entre rénovations pour le tertiaire, les particuliers et les bâtiments industriels. Entre deux préparations pour le... Lire la suite »

L’article La robustesse, un véritable enjeu de durabilité : interview de Marc Gumbel est apparu en premier sur Le blog de Schneider Electric France.

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Marc Gumbel est électricien depuis 25 ans et son entreprise opère à parts égales entre rénovations pour le tertiaire, les particuliers et les bâtiments industriels. Entre deux préparations pour le concours du meilleur ouvrier de France, il a bien voulu prendre le temps de répondre à nos questions.

Portrait de Marc Gumbel

Vous qui êtes sur le terrain tous les jours, comment la problématique de la robustesse se manifeste-t-elle concrètement dans votre quotidien professionnel ?

Tout simplement par la rencontre, de manière quasiment quotidienne, de produits extrêmement peu viables, qui sont malheureusement vendus un peu partout (comptoirs professionnels, grandes surfaces de bricolage, détaillants, etc.). Cela témoigne du fait que, depuis plusieurs années, notre profession doit composer avec des produits qui ont diminué en qualité. Nous devons être de plus en plus vigilants pour éviter de mauvaises surprises à nos clients !

Quel que soit la typologie de ce dernier (particulier ou professionnel), nous rencontrons les mêmes problèmes de durabilité et de fiabilité. Pour faire des économies, beaucoup ont tendance à se tourner vers des solutions moins chères, mais qui sont aussi malheureusement moins fiables.

C’est pour cela que chez Marc GUMBEL Electricité, nous avons fait le choix de ne travailler qu’avec des produits certifiés et de passer par des circuits qui le sont également. Nous avons choisi des fabricants capables de nous rassurer sur la traçabilité des produits, comme Schneider Electric. C’est un véritable gage de sécurité et de qualité.

Pendant longtemps, dans notre métier, le « ça marche pareil » était la norme au moment où le client devait choisir entre une solution fiable un peu plus onéreuse et une solution bas de gamme peu chère. Mais heureusement aujourd’hui les choses sont en train de changer et le message commence à passer !

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce choix stratégique que vous avez fait pour résoudre la problématique de la durabilité et de la robustesse dans les solutions que vous proposez à vos clients ?

Nous avons fait le choix, notamment via notre partenariat avec Schneider Electric, d’opter pour des solutions d’une grande durabilité, qui tiennent pendant des années. J’ai même l’exemple de certains produits Schneider Electric  qui sont installés depuis la fin des années 1990 et qui fonctionnent encore ! Nous n’avons jamais aucun problème avec ces équipements et surtout nous savons que l’expertise est transmise aux générations suivantes de solutions. Les produits Schneider Electric d’aujourd’hui sont aussi fiables que ceux d’hier, et ça pour nous c’est essentiel. D’année en année, les solutions Schneider Electric avec lesquelles nous travaillons gagnent encore un peu plus en fiabilité, en robustesse, en facilité de pose et d’action. Cela nous permet de répondre efficacement aux besoins de nos clients, particulièrement dans le domaine industriel, ou les usages sont larges et importants.

Avez-vous déjà fait la promotion auprès de vos clients de solutions Schneider Electric qui n’étaient pas prescrites dans leurs cahiers des charges ?

Tout à fait ! C’est notamment le cas pour les solutions connectées, que nous essayons de préconiser au maximum. Beaucoup de gens y sont encore réfractaires et auront tendance à vouloir s’équiper seuls en grandes surfaces de bricolage ou en passant par des sites marchands bas de gamme important directement d’Asie. Aujourd’hui, nous n’avons plus affaire à un seul type client, mais à plusieurs sortes de clients, qui ont des besoins extrêmement différents. Pour la plupart d’entre eux, la problématique du prix reste centrale. Nous, installateurs et électriciens, avons donc un véritable travail de pédagogie à réaliser pour leur expliquer les bénéfices de ces solutions connectées.

Comment arrivez-vous à conjuguer rentabilité et fiabilité ?

Pour rester rentables tout en proposant des solutions de grande qualité à nos clients, nous avons noué des partenariats avec différents fabricants et fournisseurs en qui nous avons totalement confiance. Schneider Electric en fait évidemment partie pour tous nos chantiers (particuliers, industriels et tertiaires). Dans les cahiers des charges, je vois d’ailleurs peu d’autres fabricants apparaître, ce qui nous conforte dans notre choix.

La rentabilité n’est d’ailleurs pas qu’une question de marge sur les produits. C’est même plutôt un leurre que de voir les choses de cette façon, de penser qu’en achetant un produit plus cher on va être moins rentable. Au contraire ! Oui, miser sur un produit de qualité va être un peu plus onéreux au départ, mais cela permet de s’inscrire dans une certaine idée de la qualité de la prestation et de minimiser le service après-vente au moment de la mise en service. C’est donc finalement un gain de temps, et d’argent !

En ce qui concerne la maintenance, dans le jargon nous avons l’habitude de parler de courbe « en baignoire » : lors de la mise en service il y a quelques réglages voire quelques petits défauts à corriger, puis plus rien pendant un laps de temps relativement long et enfin la tendance s’inverse et la courbe remonte d’un seul coup. En utilisant des solutions fiables, on élargit cette cuvette et on élimine les interventions de service après-vente immédiatement après l’installation.

La rentabilité c’est un tout, ce n’est pas qu’un produit. On est gagnants quand on sait que tout va fonctionner du premier coup et, pour cela, il faut des produits qualitatifs et fiables.

Quel serait votre conseil à un jeune installateur qui démarre et hésite sur ces questions ?

J’en donnerais trois :

  1. Faire de la qualité
  2. Acheter de la qualité
  3. Proposer de la qualité.

À partir du moment où vous ne faites que ça, vous aurez peut-être un peu de difficulté au démarrage (la problématique du coût est centrale aujourd’hui), mais sur le long terme le pari sera gagnant.

Un jeune installateur ne peut pas faire que du « prix » : à un moment donné, il doit se positionner et prendre une direction. Aujourd’hui le prix reste pourtant souvent le facteur déterminant. Chez Marc GUMBEL Électricité, nous avons très tôt choisi de miser sur la qualité et de nous rapprocher au maximum des règles de l’art, à la pose comme lors des essais avant réception de travaux. Alors oui, parfois nos chantiers durent un peu plus longtemps, parfois il faut s’adapter et trouver d’autres solutions, mais nous ne sommes jamais rappelés pour une installation qui ne fonctionne pas ! Notre objectif est d’avoir le moins de SAV possible, le zéro étant l’objectif, mathématiquement atteignable bien sûr, mais la réalité est toute autre !

Pensez-vous que la robustesse est aussi une question de durabilité environnementale ?

Ça dépend de ce que l’on entend par ces termes, car finalement, plus le produit dure, moins il se retrouve pris dans un cycle de recyclage. La question du recyclage n’est à mon sens pas complètement résolue : est-ce la meilleure façon de limiter l’impact environnemental des solutions qu’on utilise ? Ce que l’on sait en revanche, c’est que plus un produit dure dans le temps, moins il doit être remplacé et donc moins on produit de CO2. Donc à l’heure actuelle, oui, la robustesse est aussi un enjeu de durabilité environnementale !

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L’article La robustesse, un véritable enjeu de durabilité : interview de Marc Gumbel est apparu en premier sur Le blog de Schneider Electric France.

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