Participer à l’effort national de sobriété énergétique sans subir

Alors que le gouvernement exhorte les entreprises à redoubler d’effort pour réduire leur consommation d’énergie d’au moins 10 %, une solution relativement simple existe pour baisser ses dépenses énergétiques et participer à l’effort de sobriété énergétique : la mise en place d’un système de Gestion Technique du Bâtiment (GTB). Comment ? Pourquoi ? Et avec quels résultats ? Explications.

Parce qu’ils représentent 44 % des consommations énergétiques en France, dont 30 % perdus en exploitation[1], les bâtiments sont d’importants gisements d’économie d’énergie. En ces temps de sobriété énergétique, l’immobilier se trouve donc en première ligne !

Mesure et pilotage sur la voie de la sobriété énergétique

Concrètement, comment faire pour réduire sa consommation dans le bâtiment ?

Par la mesure d’abord. En évaluant les dépenses d’énergie de ses équipements, on comprend mieux comment l’on consomme dans son bâtiment. La mesure permet de prendre les bonnes décisions d’efficacité énergétique et de constater si ces actions sont utiles.

Par le pilotage ensuite. Les solutions de pilotage du bâtiment permettent de consommer au juste besoin et au bon moment. Elles diminuent ainsi la facture énergétique jusqu’à 40 % avec un système de gestion technique du bâtiment (GTB) performant. La GTB sert notamment à ajuster le chauffage et la ventilation aux besoins réels. Les gains sont particulièrement rapides, puisque ces usages consomment en moyenne la moitié de l’énergie d’un bâtiment. Mieux : le retour sur investissement est très rapide, sachant que les prix de gros de l’électricité ont été globalement multipliés par 6 en 2022 (et même jusqu’à 11,7 le 26 août 2022 par comparaison au 26 août 2021).

L’exigence d’une GTB par le décret BACS

Avec une GTB, les grands bâtiments peuvent réaliser des économies conséquentes, tout en garantissant un confort optimal aux occupants. Le décret BACS exige d’ailleurs d’installer un système d’automatisation et de contrôle, si le bâtiment est équipé d’un chauffage ou d’une climatisation d’une puissance dépassant 290 kW. Pourtant, seuls 6 % des bâtiments présentent un système de pilotage et certaines GTB sont vieillissantes ou mal paramétrées. Schneider Electric accompagne donc les propriétaires et les locataires pour sélectionner une GTB neuve conforme aux besoins de leur bâtiment.  Il propose aussi de moderniser leur GTB si leur immeuble en est équipé, pour plus de flexibilité et de performance énergétiques.  

La GTB doit répondre à des critères : cybersécurité, évolutivité, accès aux données

Schneider Electric conseille de moderniser une GTB pour l’améliorer en matière de cybersécurité et d’accès aux applications récentes. Avec un système moderne, l’exploitant pourra tirer parti des services numériques d’analyse et d’intelligence artificielle. Une GTB dernière génération est généralement dotée d’une architecture ouverte, pour être capable d’évoluer et de mieux accéder aux données. A la clé, une expérience des occupants du bâtiment améliorée et un travail de maintenance anticipé et facilité.

Le HIVE, un exemple de sobriété énergétique

Le HIVE, siège de Schneider Electric, illustre à quel point une GTB permet d’améliorer les performances d’un bâtiment tertiaire. Imaginez ! En 2009, le chauffage, l’éclairage, le refroidissement, la ventilation et l’eau chaude sanitaire du site consommaient ensemble 150 kWh/m²/an. Cinq années ont suffi pour diviser par 2 la consommation de ces cinq usages pris en compte par la RT2005 : 74 kWh/m²/an, en optimisant le réglage de la GTB et en lançant des actions d’efficacité énergétique. Prenons un exemple, celui des Centrales de Traitement d’Air (CTA). L’ajout de registres modulants motorisés permet de contrôler la quantité d’air extérieur injectée en fonction de la qualité de l’air mesurée dans les espaces de travail. Par ailleurs, l’utilisation systématique de variateurs de vitesse permet de souffler et de reprendre l’air à la bonne pression. Le tout étant piloté en temps réel de manière centralisée par la GTB.

Un audit pour des actions d’efficacité énergétique pertinentes

L’Energy Manager du HIVE ne s’est pas arrêté sur une si belle trajectoire de sobriété énergétique. Il a engagé des travaux plus lourds, après un audit. Il a notamment planifié l’installation d’un système de géothermie et de panneaux photovoltaïques en toiture pour produire de l’énergie renouvelable. En 2018, les cinq usages du bâtiment n’utilisent que 50 kWh/m²/an du réseau électrique, ajouté à la consommation d’énergies géothermique et photovoltaïque locales. La GTB a alors permis de gérer les flux entre production et consommation d’énergie. A cette date commence alors la modernisation de la GTB d’origine : le système Continuum de Schneider Electric a été remplacé par EcoStruxure™ Building Operation (EBO).

Une migration de la GTB étape par étape

Ce qui est intéressant, c’est qu’il est possible de moderniser la GTB étape par étape, en faisant cohabiter et interagir l’ancien et le nouveau système, le temps de la migration, pour ne pas dégrader le pilotage automatique du bâtiment. Cette migration avait été anticipée et, déjà, la géothermie avait été directement raccordée à EcoStruxure™ Building Operation. Ensuite, la production centralisée de chaud et de froid (chaudières, groupes froids…) a été connectée à cette nouvelle GTB.
L’étape suivante a concerné la gestion de la ventilation zone par zone pour les bâtiments du HIVE. Cette migration a permis d’améliorer encore les performances énergétiques du bâtiment en implémentant des blocs d’optimisation de l’anticipation du démarrage du Chauffage-Ventilation-Climatisation. Le système de CVC démarre ainsi plus ou moins tôt en fonction des conditions de températures extérieures et intérieures pour arriver au confort attendu à 8 heures.

Un système de gestion de l’énergie pour superviser les consommations

La dernière étape a été réalisée en septembre 2021 avec la mise en place du logiciel Power Monitoring Expert, pour collecter les données d’énergie en temps réel. C’est une première réponse au décret BACS, pour le calcul de l’efficacité énergétique des équipements du site immobilier. Ce logiciel combiné à EcoStruxure Building Operation permet, par ailleurs, d’avoir une vision globale des consommations d’énergie par usage et de la qualité de l’électricité distribuée. Ainsi il aide à réaliser et à visualiser les réductions de consommation exigées par le décret tertiaire. Aujourd’hui, le chauffage, l’éclairage, le refroidissement, la ventilation et l’eau chaude sanitaire ne consomment plus que 43 kWh/m²/an.

De 150 à 43 kWh/m²/an ! Près de 4 fois moins de dépenses d’énergie pour ce site de 35 000 m² hébergeant 2 000 personnes, principalement grâce au pilotage d’une GTB et à ses améliorations en continu : des économies d’énergie substantielles dont il serait dommage de ne pas profiter, sur la voie de sobriété énergétique devenue désormais indispensable.

Pour découvrir l’utilisation de la GTB au HIVE, visionner ce reportage diffusé dans le journal télévisé de France 2.

[1] Selon l’Agence de Protection de l’Environnement des États-Unis

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